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mercredi 8 janvier 2020

Des projets pour 2020 !


Chères lectrices, chers lecteurs : Bonne Année !!
Au milieu des cotillons, serpentins et gens bourrés, parlons de… généalogie.

Tous les généablogueurs dressent leur bilan et font part de leurs envies pour 2020. C’est un moment intéressant pour le généalogiste, le moment de se poser, de réfléchir, de se remémorer ce qu’il a fait durant une année et ce qu’il aimerait faire par la suite.
C’est une activité saine, sauf si on se fixe des objectifs inatteignables. Et j’adore faire des bilans, des listes, etc.

On est donc partis pour un bilan/objectif où je ne vais pas parler que de moi, mais aussi des projets collaboratifs auxquels je participe (mariages depuis la révolution en Provence, notamment) et de leur évolution.

Sacrés Ancêtres ! Le Blog

Cette année, comme assez souvent ces derniers temps, j’ai posté peu d’articles. Une quinzaine, seulement. Je pourrais avancer le manque d’inspiration, qui est parfois réel, mais c’est qu’en plus de ça, j’ai peu de temps pour écrire sur le blog étant donné le nombre de projets collaboratifs ou personnels avec lesquels je dois jongler.
Les articles qui ont le plus de succès, et ce n’est pas un secret, sont les articles qui parlent à tout le monde : les articles méthodologies et les éditos/articles « humoristiques ».
Mais je ne veux pas sacrifier les articles « familiaux » sous le prétexte qu’ils soient moins lus. Et même si le blog arrive à garder un lectorat malgré mon irrégularité, j’aimerais vraiment écrire plus régulièrement en 2020 et alterner conseils/méthodes avec des billets d’humour ou des éditos et y mettre davantage d’articles de généalogie personnelle. Il faut donc que je trouve le temps ! On y reviendra dans la partie sur les relevés collaboratifs.
Par ailleurs, en août 2020, Sacrés Ancêtres ! fêtera ses 10 ans d’existence. Faudra que je réfléchisse à un article spécial le moment venu…

Une généalogie personnelle qui a beaucoup avancé

C’était mon objectif principal l’an dernier : faire progresser mon arbre généalogique. Le moins qu’on puisse dire, c’est que ça a été fait. J’ai commencé par enfin saisir ces branches lointaines, très lointaines, avec ces aïeux nobles, faisant exploser mon nombre d’ancêtres.
J’ai essayé de prendre des sources fiables, mais il doit y avoir des erreurs et à certains endroits, j’ai bien sûr préféré ne pas saisir plutôt que d’entrer des données qui semblaient parfaitement fausses. Les aïeux du Moyen-âge peuvent être intéressants, mais ils ne me passionnent pas et il est compliqué, quand on n’est pas médiéviste ou même érudit sur cette époque, de s’assurer de la fiabilité des sources de secondes mains.
En effet, peu de chances de lire les manuscrits de l’époque carolingienne et une bonne étude vaut mieux que tenter de lire soi-même un manuscrit sans la connaissance du contexte et des limites du document en question. Cette année, sur ce sujet, j’ai découvert la Foundation for Medieval Genealogy, source sérieuse, texte en anglais, mais qui a un souci : ils citent les passages latins sans les traduire ce qui peut être un peu pénible parfois.

Du coup, ces branches de jadis ont fait passer mon nombre d’aïeux de 3307 début 2019 à 8743 fin décembre. Heureusement, ce ne sont pas les seuls responsables.
Cette année, j’ai pu travailler et beaucoup avancer sur mes ancêtres vauclusiens, notamment grâce aux fiches numérisées des relevés du pays d’Aigues faites par Chantal Berthelot sur 20 ans. Environ 25'000 actes notariés du XIIIe au XVIIe sont dépouillés avec une grande précision et ont été indexés sur Geneanet. Par les recoupements, j’ai pu faire de beaux progrès. Et bien sûr, mes recherches dans d'autres domaines ont fait monter ce nombre d'ancêtres ; j'ai beaucoup travaillé sur mes aïeux niçois, marseillais, mais aussi d'ailleurs !

Pour 2020, j’aimerais me concentrer sur tous ces ancêtres déjà trouvés en améliorant mes connaissances sur leurs vies. Actes notariés, recherches dans les ouvrages, la presse pour les plus récents.
Car je n’ai pas fait que de la pure généalogie cette année. Certains savent ici que j’ai commencé à retranscrire les « Souvenirs » d’une arrière-grand-tante. Elle les a écrits dans des cahiers de grand format. J’en ai transcrit 4 sur 6. Ce sera ma priorité : finir la transcription, puis faire des relectures, ajouter des photos et le faire imprimer pour ma famille proche.
En plus de cela, j’ai récupéré beaucoup de photos. J’ai même sous-estimé longtemps leur nombre car il y en a au moins 1 millier qui sont antérieures à 1930 et probablement autant de postérieures. J’ai commencé des numérisations de ces photos en créant un fichier Word à part avec la légende.
Pour 2020, le but serait d’avancer et peut-être de trouver des idées pour que les photos anciennes avec légendes soient accessibles à plus de monde. J’avais pensé discuter avec des services d’archives pour leur donner des copies numériques, mais je ne suis pas sûr que ça les intéresse !
Enfin, pour conclure cette partie, pour 2020, j’aimerais me lancer dans une dernière retranscription de documents familiaux : Les Souvenirs de Saint-Cyr de mon arrière-arrière-grand-père, saint-cyrien en 1873-1875 (promotion de l’Archiduc Albert) où il raconte les péripéties à l’école. Je pense que ce texte, dans un petit cahier d’une grosse soixantaine de pages, peut avoir un intérêt historique.

Des projets collaboratifs en plein boum !

C’est probablement le plus gros morceau généalogique de 2019 et ça devrait encore être important en 2020.

Vous savez peut-être que votre serviteur est coordinateur pour la région PACA (Provence) du projet « Tables de mariages » qui va de la Révolution au début du XXe siècle. En 2019, deux nouveaux départements ont été complétés : les Hautes-Alpes et le Vaucluse.

Les Hautes-Alpes ont été le premier département à s’achever, fin janvier. Plus de 118'000 mariages ont été dépouillés entre 1793 et 1932. Puis en décembre, ce fut le Vaucluse avec 275'000 mariages entre 1793 et 1932.

Cela permet à la région PACA d’avoir 3 départements de terminés sur 6, puisque nous avions déjà fini lesAlpes-de-Haute-Provence (premier département de France à être achevé dans le cadre de ce projet).

En 2019, j’ai dépouillé 93'319 mariages !! Essentiellement sur le projet dont je viens de vous parler. C’est un nombre qui donne un peu le tournis, quand on y pense. Je pense faire beaucoup moins en 2020.

Justement, 2020 va être une année charnière pour le « Projet Provence » car il est prévu de finir au moins lesAlpes-Maritimes et le Var. Ces deux départements sont très proches de la fin et il se pourrait que les Bouches-du-Rhône emboîtent le pas dans le courant de l’année ! On verra quand on y sera, mais l’année 2020 est déjà pleine de promesses.

J’ai déjà commencé à réfléchir à « l’après », mais je ne souhaite pas trop m’appesantir sur le sujet et me concentrer sur ce qu’il reste à faire. Je compte petit à petit reprendre certains relevés, notamment les mariages à Pertuis (Vaucluse) dont la quasi-totalité est inédite en relevé. De même pour les reconstitutions des familles dans le pays d’Aigues (Vaucluse, toujours). Mais ce sont plutôt des projets de distraction que des projets, disons, plus « ambitieux ». Pour cela, il faudra que je prenne en compte certaines propositions de projets réalistes et donc faisables. Ce qui est certain, c’est que votre cher blogueur en a un peu marre du XIXe.

Pour faire simple, en 2020, sont prévus :
  • La poursuite et la fin de la transcription des Souvenirs de mon arrière-grand-tante qui en est à 211 pages sur Word pour un total qui devrait arriver vers 280 pages brut. Les ajouts de photos, de notes interviendront après.
  • La numérisation d’un maximum de photos de famille, notamment les plus anciennes (avant 1930) avec identification des personnes présentes et légendes.
  • La transcription des Souvenirs de Saint-Cyr de mon arrière-arrière-grand-père
  • La numérisation et le traitement d’actes notariés marseillais concernant mes aïeux
  • Ecrire plus souvent sur ce blog, notamment des articles familiaux
  • Finir le projet des tables de mariages pour le Var et les Alpes-Maritimes, voire les Bouches-du-Rhône.
  • Trouver un nouveau projet collaboratif aux objectifs tenables et qui m’intéresse (tant qu’à faire !!)

Encore bonne année, chers lecteurs, et que tous vos voeux généalogiques (et les autres aussi !) se réalisent !

samedi 14 septembre 2019

Le droit des enfants à avoir un père – une réflexion historique et généalogique


Comme vous le savez, le débat fait rage autour de la PMA pour les couples de femmes. Nous ne parlerons pas de politique, nous n’entrerons pas dans le débat actuel qui n’a pas sa place sur ce blog en l’état actuel des choses.
Ainsi, je ne donnerai pas de position politique, de consignes ou autre ; malgré tout ce débat pose pleins de questions d’ordre historique. Un député de la majorité a déclaré qu’il « n’y a pas de droit de l’enfant à avoir un père » ce qui a provoqué une « levée de boucliers » (comme aiment à dire les médias), certains et certaines s'insurgeant sur des propos « barbares » ou scandaleux.
L’émotion au détour d’une phrase, spécialité des réseaux sociaux où l’on s’indigne 6 fois par jour, où l’on signe des pétitions, où l’on donne son avis, tout ça peut être compréhensible. Mais on y réagit souvent émotionnellement, sans forcément prendre le temps de réfléchir un instant car tout va très vite sur Twitter, Facebook, etc.

Sur ce sujet, d’un point de vue d’histoire de la famille, de la généalogie, où en est-on ?

Un enfant peut naître de père inconnu et mère connue, de père connu et mère inconnue (rare étant donné les circonstances de l’accouchement, mais possible) ou de père et mère inconnus.
Un de mes arrière-grands-pères, Auguste Sastrel, a été trouvé chez des religieuses à Chiffalo (Algérie) au début du XXe siècle. Parents inconnus. Un de mes aïeux plus lointain est fils de père inconnu. On a tous des cas comme ça.
On a tous vu passer un acte d’un enfant de l’hospice, de l’assistance, « enfant de la patrie », etc. Ces enfants n’avaient pas de père. Aujourd’hui encore. Parfois pas de mère non plus.
Est-ce que la société en était « barbare » ? L’est-elle toujours ?
Tout ce que l’on sait, c’est que ces enfants ne sont pas nés dans des choux. Qu’ils ont des géniteurs. Mais le géniteur ne fait pas le parent. Aucun homme n’est à l’abri d’un écart de la part de son épouse. De même, l’homme avec qui elle fait l’écart peut être marié, être père de certains enfants et géniteur d’autres.
C’est pour ça que la filiation, chez l’Homme, est un mélange de nature et de culture. Il y a forcément des géniteurs (même les bébés-éprouvettes ont des gènes venus de ceux qui les transmettent : les géniteurs). Mais si la filiation, en général, suit cet aspect si évident de la biologie, la société en fait ce qu’elle veut. Nous nommons les choses, les concepts. Nous pensons, avons un esprit critique, etc. Malgré l’amour que vous pouvez avoir pour votre chat, il est peu probable qu’il vienne vous voir un jour et vous dise tranquillement : « Je pense, donc je suis. »

Ainsi naissent des enfants de père inconnu. Dire qu’un enfant a « le droit à un père » ce n’est pas pareil que de dire qu’un enfant a « le droit d’avoir un père ». Le premier est opposable. En somme, tout enfant de père inconnu pourrait exiger devant la justice qu’on lui attribue un père sous peine de sanctions envers la collectivité. Comme le « droit à un travail » obligerait la société à fournir un travail à tout le monde.
Par contre, on a le droit d’avoir un père. En somme : c’est légal d’avoir un père, mais on n’est pas obligé d’en avoir un.

Le droit à un père peut se trouver, probablement, dans diverses sociétés à travers l’espace et le temps (je n’ai pas d'exemple à apporter ceci dit).
Mais peut-on dire que le monde chrétien de l’Antiquité tardive à nos jours est barbare parce qu’il y a des enfants qui n’ont pas de père ? Que l’occident contemporain l’est ?
On trouve ainsi des enfants de père inconnu sous l’Ancien Régime qui n’ont pas de nom de famille (patronyme = nom du père) car ils n’ont pas de père. Certains prennent le nom de la mère. D’autres se trouvent avec un nouveau nom (on trouve « Blanc » assez fréquemment, mais parfois des noms plus originaux) bien que la mère ait son propre nom !
La filiation, le nom, est en partie une construction que l’on établit dans une société. On peut en être conscient ou non.

J’avais déjà parlé de ce sujet jadis sur ce blog, avec le problème de la filiation en généalogie. Je me souviens avoir brièvement parlé d'une société, toujours existante, en Chine, les Na. Société où le mot « père » n’existe pas, ni celui de « mari ». La filiation y est très différente de chez nous, la maison étant celle des femmes, les hommes vivant chez leur mère, sœur, nièce. Ils n’ont pas d’enfants. Du moins au sens où nous l'entendons. Ils sont pour beaucoup géniteurs d’enfants extérieurs, mais en aucun cas pères. Est-ce une société barbare ?

Les Grecs anciens avaient aussi leurs systèmes. Un homme marié pouvait refuser d’être le père de l’enfant de sa femme et allait le déposer à un endroit avec plus ou moins de passages pour qu’il soit éventuellement recueilli par des passants. L’enfant était « exposé ».

On est toujours partagé, en généalogie, quand il y a des cas adoptés. Savoir qui est le géniteur de l’enfant peut être très intéressant. Mais connaître le grand-père du géniteur ? Si le géniteur n’a aucun rapport avec l’enfant, si la mère n’a jamais parlé de ce géniteur, est-ce que le grand-père de ce dernier a un intérêt ? Rien n'a été transmis dans l'éducation, dans les biens, dans les souvenirs, aucun lien à part une partie génétique.
Biologiquement, oui ça peut avoir un intérêt, puisque c’est génétiquement un ancêtre, mais un arbre généalogique purement génétique, c’est différent. On crache dans un tube, on paie 100$ et voilà.
D’un autre côté, faire l’arbre généalogique d’un parent adoptif ou d’un beau-parent qui a élevé l’enfant peut aussi poser question. Après tout, ce ne sont pas des « ancêtres génétiques » et notre côté biologisant s’interroge.

L’état-civil n’a pas pour but de « dire la nature », mais d’établir un document officiel pouvant servir juridiquement. Il n’a pas à être biologiquement vrai ou vraisemblable. Ce n’est pas un compte-rendu médical ou les résultats d’une radio dentaire ; c’est un autre « objet ». La loi pourrait rendre l'état-civil exclusivement biologique ; mais ce serait la loi, donc théoriquement la société, qui donnerait cette place à la biologie et qui pourrait, de fait, la reprendre.

En conclusion, cet article a eu pour but de montrer que l’histoire occidentale, mais aussi dans d’autres sociétés, n’établit pas de force un lien paternel qui transcenderait la société. Que, si on a tous des géniteurs, on n’a pas forcément tous un père et/ou une mère, que ce soit ou non malheureux ; c’était pareil durant l’Antiquité, le Moyen-âge, l’époque moderne et encore aujourd’hui. La filiation, outre la question de l’enchaînement biologique, est une affaire de reconnaissance entre les parents, l’enfant et la société ; la société peut rendre un homme père juridiquement d’un enfant biologique (illégitime par exemple, via une décision de justice) ; l’enfant peut refuser de reconnaître son père et le père l’enfant (même si on est obligés juridiquement, on peut refuser personnellement le lien ; ainsi si Jean-Pierre Foucault est votre cousin au 15e degré, il est peut-être juste un cousin généalogique et ne va pas forcément vous envoyer une carte à Noël avec « cher cousin », même si vous lui dites que vous l’êtes - c'est le principe de reconnaissance entre les deux personnes du lien de parenté).
On a pu aussi voir le fait que la phrase de ce député, même si elle peut réveiller émotionnellement une sensiblerie ou sincèrement choquer des gens, est correcte et tout à fait défendable historiquement et surtout, juridiquement (imaginez que chaque enfant de père non dénommé, enfant abandonné, etc. exige devant la justice qu’on lui attribue un père… et du coup, quel père ? le géniteur ? un homme au hasard ?).

Mon but, avec ce modeste article, était de parler de manière dépassionnée de ce brûlant sujet. J’espère avoir été juste dans mes propos ; n’hésitez pas à poursuivre la discussion dans les commentaires. Je préviens juste qu’en cas de débordements, des commentaires pourraient être supprimés, non par désir de censure, mais par souhait d’apaisement sur un blog qui n’a pas de vocation partisane en politique.

samedi 18 mai 2019

Guide de survie du généalogiste en milieu... normal



La généalogie c’est bien. Mais ça nous transforme un peu… Quand le généalogiste est en société, il est alors l’objet de curiosité, entre fascination et répulsion.

L’an dernier mon frère s’est marié et j’ai été son témoin. Ravi du mariage et d’être choisi pour témoin, il m’est quand même venu une pensée bizarre que je ne partage qu’avec vous, chers lecteurs. J’allais signer sur un acte de mariage.
Oui. J’allais être témoin.
Et j’ai pensé à ces générations futures qui, faisant de la généalogie, me noteraient en témoin de mariage. Du coup, quand j’ai signé, en mairie et à l’église, j’ai fait une belle signature pour la postérité.

Si je dis ça à mon frère, pour qui la généalogie est la lubie de son frère, il va me regarder étrangement, lever un sourcil puis, après hésitations, me dire : « Hein ? J’ai rien compris. »

Car nous sommes bizarres. Les généalogistes sont bizarres.

Les gens normaux, quand vous dites que vous faites de la généalogie, vous posent des questions comme : 
« T’es remonté jusqu’où ? »
« Tu descends de Jeanne d’Arc ? parce que moi, oui »
« T’es noble ? »
« Pourquoi tu fais ça ? Tu veux hériter de quelqu’un ? »
« C’est quoi l’intérêt ? »
« Et sinon, tu peux me passer le sel ? »

Et faut surtout pas répondre sérieusement. Ni se moquer. Ni bouder. Dans l’idéal, faut prendre un air détaché et dire que c’est un passe-temps, que non, c’est une légende j’ai pas de blog.
Ou dire, sur un ton hipster : « oui, je m’intéresse à l’anthropologie familiale à l’époque moderne, aux systèmes d’alliance en zones rurales et urbaines ; d’ailleurs, tu savais que tatie Ursule était née à Roquefort-la-Bédoule et pas à Althen-les-Paluds ?!!! Dingue hein ! C’est qui ? Euh… »

C’est la raison pour laquelle cet article me semble important. Donner les clés au généalogiste pour interagir avec le Monde Normal, celui des non-initiés.
Faut être compréhensif. Quand l’oncle Ernest vous parle de sa passion pour les sifflets imitant tous les oiseaux, dont la Talève sultane ! et que vous levez les yeux au ciel en priant pour être foudroyé, il faut vous dire que vous pouvez avoir le même effet sur les autres, y compris tonton Ernest !!

D’où quelques conseils, à suivre pour votre propre sécurité.

1.       Si on vous pose une question sur la généalogie, pensez que la personne en face a peut-être une curiosité limitée.
Si au bout d’un quart d’heure, vous répondez toujours à la question et que votre interlocuteur a un regard vide, arrêtez-vous immédiatement. Même si vous êtes au milieu d’une phrase car de toute façon, personne écoute. Si l’autre sourit et vous répond « c’est intéressant », surtout, surtout !!, ne pensez pas que ça veut dire « dis m’en plus ».

2.       Si on ne vous pose pas de question sur la généalogie, n’y répondez pas.
Ca paraît absurde, mais non. Ou peut-être. Enfin, bon…

3.       Tout sujet de discussion n’est pas l’occasion de placer une anecdote généalogique.
Ainsi, si votre interlocuteur a passé de ravissantes vacances à Locmariaquer, inutile de préciser qu’une cousine au 7e degré y a vécu de 1726 à 1729 et de raconter ensuite toute sa vie, y compris que la brave Perrine Leglouec s’est mariée avec son cousin et qu’il a fallu une dispense de consanguinité du 3e au 4e degré, d’ailleurs vous savez comment ça marche en droit canonique ? Je vais vous dire.

4.       Photographier des tombes pour sauvegarder le patrimoine, c’est bien. Attention de ne pas le faire au moment d’un enterrement.
Tout est dans les deux phrases ci-dessus. Je précise : même si c’est l’enterrement de la belle-mère, c’est pas une raison.

5.       Si on vous dit que la généalogie c’est pour les vieux, que ça sert à rien ou autre, restez zen.
Pensez d’abord positivement, que vous êtes dans la nature à l’ombre d’un majestueux arbre aux ramifications multiples. Puis… non en fait, je conseille le crochet du droit. C’est un blog de généalogie ici, je vais pas donner des conseils de survie pour les non-initiés ! Le temps du dialogue viendra plus tard avec les échanges de politesse, La généalogie ça sert rien, Parce que toi tu sers à quelque chose ?, Je suis ta mère !, etc. Bref.

6.       La généalogie étant une passion old-school, rajeunissez-la.
Live-twittez l’atelier de paléographie du vendredi, deuxième du mois, à la salle des fêtes de Beaumont-de-Pertuis.
Faites une vidéo avec des filtres Snapchat en direct des AD avec l’archiviste. Je conseille la licorne qui vomit de l’arc-en-ciel.
Partagez sur Facebook cet article. C’est pour vous que je dis ça.
Si vous allez dîner chez vos parents, restez sur votre téléphone pour échanger des messages blasés avec vos potes généalogistes sur WhatsApp « J’suis chez les parents. Trop la lose. Vivement qu’j’me casse. T’es dispo ce soir ? Sérieux, ça s’rait cool qu’on se fasse une soirée mise à jour des sources Hérédis »

En somme, suivez ces conseils pour votre propre bien-être. Ou alors, faites ce que vous voulez, à vos risques et périls !
Si vous avez des suggestions pour le Guide de survie, n’hésitez pas à les partager en commentaire, ici ou ailleurs, ou par télépathie si vous aussi vous êtes blasés d’écrire parce que franchement, écrire ça fait tellement 2014, c’est mieux YouTube.

Merci de m’avoir lu et à très vite pour un autre article futile à votre survie !

seth meyers thank you GIF by Late Night with Seth Meyers

vendredi 25 janvier 2019

Le généalogiste qui en voulait toujours plus...

Il était une fois...

Non, en fait, votre serviteur n'est pas très doué pour les contes de fées. J'ai toujours préféré les films d'horreurs en fait. Mais je sens que je vais divaguer et changer de sujet donc, concentrons-nous !

Je sais pas si ça vous est déjà arrivé, mais on croise souvent et même de plus en plus, des individus étonnants en généalogie. Je ne parle pas des morts qui sont accrochés plus ou moins haut dans notre arbre, mais des vivants qui pratiquent la généalogie.

La dernière fois je me baladais sur un forum de généalogie et une généalogiste avait créé un sujet pour se plaindre (comme à peu près 1/3 des sujets sur les forums, les 2/3 restant étant généralement des "bonjour, aidez-moi, merci").
Cette personne, donc, avait trouvé une info sur un arbre en ligne. Un mariage. Date exacte et ville. Mais pas la paroisse.
Du coup elle s'est plaint : "Non, mais vous comprenez, les gens mettent même pas la paroisse, c'est n'importe quoi, comment je fais pour retrouver l'acte ?
— Vous avez la date exacte, regardez dans chaque paroisse...
— Non mais lol, les registres sont énormes"
Puis, comme une plainte s'étale : "Ce sont des fainéants et probablement d'horribles copilleurs de l'enfer ! Ils auraient pu marquer la paroisse avec le numéro de vue du registre ! Franchement, la généalogie, c'était mieux avant, quand les gens la faisaient pour toi en te donnant la source exacte"
Au final, la madame avait une date exacte et une ville et un autre arbre indiquait la paroisse, ce qui fait qu'une bonne âme passant sur le sujet lui a dit le nom de la paroisse avec en pièce jointe l'acte.
Bref, je plains la personne qui a mis l'info en ligne, dont elle s'est servie et qu'elle n'a pas remercié mais injurié pour ne lui avoir pas donné tous les éléments qu'elle voulait.

bruce campbell film GIF
Un copilleur de l'enfer venu kidnapper l'acte de décès de tatie Ursule

Parce que c'est ça la beauté de la généalogie, parfois. On en veut toujours plus ! Ca m'arrive d'en vouloir plus, c'est normal. Mais y a des moments où je ne sais plus si je dois rire, pleurer ou m'énerver (indice : dans le cas précédent, j'étais assez énervé).

Vous le savez, votre serviteur poste des relevés systématiques en ligne. Cela me donne une chance inouïe : recevoir pleins de messages.
Un échantillon, un peu modifié pour mettre en avant l'absurde de la situation :
"Bonjour cousin, j'ai vu dans ton relevé de Nice 1883-1892 mon arrière-grand-père ! Tu es lié à quel niveau avec lui ?"
Oui, ça m'est déjà arrivé qu'on me prenne pour un cousin parce que, quand on fait un relevé systématique, on est de la famille de tout le monde dans le relevé. Et quand on en fait près de 190, on a quelques centaines de milliers d'ancêtres au XIXe siècle.
Mais ça c'est drôle, parce que la personne a mal compris, parfois c'est du genre :
"Bonjour, vous citez ma grand-tante dans votre relevé de Trifouillies-les-Oies. Que pouvez-vous me dire de plus sur elle ?"

Je vous demande, chers lecteurs, de m'imaginer, chez moi. Un manoir immense. Des dizaines de pièces avec des des meubles renfermant des "dossier noirs" sur chaque personne apparaissant dans mes relevés. Puis, trouvant le dossier de la grand-tante incriminée, au milieu de centaines de milliers d'autres, me dire : "Tes secrets, tatie Godensie, vont être révélés".

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La salle B8 réservée aux dossiers secrets de Sacrés Ancêtres, lettres BA-BE

Et ce genre de mail, j'en reçois un par semaine. Parfois c'est "J'arrive pas très bien à comprendre le site de ces archives, est-ce que vous pouvez y aller, chercher l'acte et me l'envoyer ?"

Au début, ça m'énervait. Terriblement. On fait quelque chose qui a pour but de rendre service et on reçoit ce genre de message parfois sans "merci" ou "s'il-vous-plaît" avec la demande saugrenue de vous en demander encore plus.
Maintenant, je laisse passer. Je réponds plus à ces messages, à vrai dire, je les mets dans la catégorie : "Viagra", "Dating for Sex", "Votre maux de passe Apple doi être confirmer". Le courrier indésirable, quoi.
Parfois, j'en ris. Et il vaut mieux ça que de finir comme cette bénévole qui passe son temps à dire que les gens sont des méchants ingrats, qu'elle les déteste, qu'on la prend pour une poire et qui continue à s'auto-flageller en persistant dans un bénévolat qu'elle finit par haïr.

Alors oui, c'est l'histoire du généalogiste qui en voulait toujours plus, mais rien de grave ! ça arrive dans tous les domaines. Essayons plutôt de rire un bon coup et de faire ce qu'on aime, non ?

mardi 11 décembre 2018

J'ai pas de cheveux blancs, mais je suis un vieux généalogiste

Voilà, je fais mon coming-out. Je suis vieux.

Je vais avoir 31 ans d'ici la fin du mois. Quand tu as 30 ans, tu te dis encore que les "moins de 30 ans" tu peux en faire partie parce que tu espères que ça paraît encore flou. Mais une fois le cap franchi, c'est fini. Plus de réductions depuis un bail et maintenant, en plus, on t'appelle "monsieur" et on te dit que tu n'es plus un "jeune généalogiste".

Vous allez me dire que c'est pas grave, et vous avez raison. J'ai commencé ce blog il y a 8 ans et défendais les jeunes généalogistes contre les préjugés ou même le soupçon qu'ils n'existaient pas vraiment. Aujourd'hui, c'est fini ! Et je n'ai même pas de cheveux blancs !!

Pour être un peu plus sérieux, ce blog a toujours défendu la généalogie comme une passion ne devant pas être réservée à une catégorie de population y compris une catégorie d'âge. Peu importe votre âge, si vous pratiquez la généalogie, vous êtes généalogiste. Et les nouvelles technologies ont permis aux non-retraités, non-rentiers ou ceux qui n'avaient pas les moyens pour les vacances d'éviter de parcourir toutes les mairies et AD de France à la recherche d'un acte.
Certes, le "généalogiste" a rajeuni, mais surtout, il y a de plus en plus de personnes qui peuvent se permettre d'être curieuses concernant leurs origines.

Alors même si je suis désormais dans la catégorie "adulte qui ne peut plus faire semblant d'être un adolescent", que je vais bientôt devoir mentir sur mon âge dans les bars et que le jour où j'aurai des cheveux blancs s'approche, ce n'est pas dramatique car nous, les trent... bref, les moins de 40 ans, nous avons acquis de l'expérience.
Certes, sur Facebook tous ceux qu'on a connu ont des enfants qu'ils ne peuvent s'empêcher de montrer en photo en train de faire caca et les mamans faire des régimes à base de jus d'ananas pour rentrer dans leur bikini et poser sur Instagram en mode "oui, j'ai accouché, et alors ?", certes donc, mais ce que l'on a pu faire jusqu'à présent, nos recherches, nos enquêtes, permettent aux nouvelles générations de s'enrichir. Comme les générations plus anciennes nous ont enseigné de nombreuses méthodes et ont fait des travaux fabuleux.

Aujourd'hui, de nombreux blogs existent, de nouveaux apparaissent et avec eux, leur lot de nouveautés, de fraîcheur. En généalogie, de nouvelles méthodes, des innovations, de nouveaux relevés ou numérisations font que la généalogie grandit avec nous, chaque jour.

Que vous ayez 20 ans, 30 ans ou 90 ans, peu importe. La généalogie n'est pas une passion de "tranche d'âge" ni d'origines sociales et chaque jour, quand je vous lis, sur vos blogs, sur les groupes Facebook, les forums, etc., chaque jour je m'en rends compte.
Alors merci à toutes et à tous.
Merci en particulier à ceux qui se battent pour transmettre cette passion aux plus jeunes, écoliers ou autres, qui acceptent de jeunes adolescents sans les juger parce qu'ils sont enfants. Et je parle d'expérience, ayant commencé la généalogie à l'âge de 12 ans au collège grâce à une enseignante en or.

Désormais c'est à mon tour. J'ai toujours essayé, via ce blog, de donner des conseils aux débutants (quel que soit leur âge). Je fais des relevés et des numérisations dès que je peux. Il faut croire en ce qu'on fait, qu'on fasse de la généalogie juste pour soi, pour ses enfants ou pour un public plus large.
De mon côté, j'espère faire profiter les plus jeunes de mon expérience dans ce domaine, mais aussi apprendre d'eux.

Bref, j'ai pas de cheveux blancs, je suis un vieux généalogiste, et j'en suis fier.

mardi 4 décembre 2018

Se réinventer en généalogie


La généalogie est une passion qui nous prend et ne nous lâche plus. Pourtant, par moments, on a des doutes sur nos méthodes, notre manière d'appréhender les documents, etc. Il faut alors peut-être songer à se "réinventer".

Oui, le terme est un peu fort, mais vous pouvez voir, dans votre carrière de généalogiste, qu'à un moment, tout change... ou presque ! C'est ce qu'il m'est arrivé il y a quelques années quand j'ai décidé de reprendre tout mon arbre afin de mieux traiter les documents d'archives et certains détails comme les témoins (qui ne sont pas si anodins !).

Sans aller jusqu'à redémarrer votre arbre, je peux donner un petit conseil personnel : relire des actes étudiés il y a longtemps, notamment si c'était à une période où l'on prêtait moins attention aux détails. Ca permet de vérifier s'il n'y a pas eu un oubli de votre part, une mention, quoi que ce soit qui puisse vous permettre de mieux connaître votre ancêtre.

Se réinventer, c'est aussi innover. Changer de manière de faire. L'informatique et notamment les archives en ligne ont été un tournant en généalogie. Les bases de données aussi. Elles vous permettent d'avoir rapidement des fratries, des cousinages ou des aïeux directement. Et avec les AD en ligne, vous pouvez avoir accès à l'acte très vite. D'autre sources s'offrent à vous, comme les journaux, les archives non numérisées mais aussi d'autres ressources.
Utiliser une carte postale ancienne pour illustrer un village, profiter des numérisations des bénévoles sur Geneanet par exemple, lire un bouquin soit régionnaliste soit sur une profession, tout cela permet au généalogiste de mieux comprendre le passé de ses ancêtres et peut-être de trouver aussi de nouvelles méthodes pour son propre traitement des données.

Ca vous paraît abstrait, et c'est assez vrai. C'est pourquoi je vais vous donner un exemple concret.

Mes recherches sur la famille patronymique de ma mère m'ont fait remonté jusqu'au temps des guerres de Religion. Un certain Salomon Lombard est un des plus vieux ancêtres connus. Il avait une certaine aisance et, surtout, il a passé pas mal d'actes chez les notaires dans le sud de Vaucluse (Tour-d'Aigues et Lourmarin, notamment).
Comment traiter tout cela ? Comment traiter des dizaines d'actes notariés sur une même personne ?
En vous posant des questions. Du moins en posant des questions aux documents. Un acte de vente peut dire des tonnes de choses. Mais vous, que voulez-vous savoir grâce à ce document ? Voulez-vous juste savoir le prix de la transaction, les noms des parties ? Ou voulez-vous savoir si ce type de vente est fréquent ?
Suivant votre question, votre recherche va être différente.
Le prix de transaction, le nom des parties, vous aurez ça directement dans l'acte, limite si le notaire l'a pas souligné en rouge.
Pour aller au-delà, il peut être intéressant de prendre le registre complet et de regarder "combien de ventes" "quels prix" "qui vend, qui achète". C'est à vous de construire votre connaissance de l'ancêtre en question et, par exemple, on ne connaît pas véritablement la valeur d'une somme d'argent au XVIIe ; il faut comparer avec d'autres ventes, voir les sommes et avoir enfin une idée de grandeur.

Si votre but est surtout de faire des liens généalogiques, vous n'aurez pas forcément besoin de tout ce travail de contextualisation. Mais vous devrez aussi vous poser des questions. Pourquoi "Jeanne Dupont" est la marraine de "Jeanne Durand" ? Peut-être y a-t-il un lien de parenté, un lien par alliance, un lien professionnel avec les parents, etc. Les parrains, plus encore que les témoins, sont d'une importance cruciale et souvent vous débloqueront un arbre. Prenons encore un exemple :
Mon ancêtre Jean Bidule a eu de son épouse un fils : Pierre Bidule. Son parrain est Pierre Machin et sa marraine Anne Truc. Sans liens de parenté notés ou apparents.
Vous aimeriez savoir qui sont les parents de Jean Bidule, mais vous n'avez pas son acte de mariage.
Par contre, vous trouvez, bien avant, un acte de baptême d'un Jean Bidule fils de Paul Bidule et d'Anne Truc. Est-ce le vôtre ?
Probablement. Pourquoi ? Parce que le premier baptême donne comme marraine Anne Truc. Et là, vous avez bien une Anne Truc mère d'un Jean Bidule. Si l'on ne peut être sûr à 100%, la probabilité est très élevée. Il faut garder en tête que la généalogie, notamment "lointaine", est avant tout affaire d'hypothèses plus ou moins probables !
C'est pourquoi il faut toujours noter les parrains et marraines, même si vous faites une généalogie "simple", avec seulement les liens de parenté, sans creuser davantage l'histoire familiale.

Ce sont de petites choses, que beaucoup font probablement. Malgré tout, quand j'ai commencé, je ne le faisais pas. Au fur et à mesure, j'ai pris conscience de certaines choses importantes à faire et me suis aussi inspiré de diverses lectures. C'est ainsi qu'on se réinvente. On peut affiner ses connaissances et surtout, renouveler le plaisir de la recherche.

Un dernier point pourrait concerner le "blogging". Un blog, quand il est un peu vieux (celui-ci a fêté ses 8 ans il y a quelques mois) doit aussi se réinventer, se renouveler. Il faut trouver de nouvelles idées (et du temps pour écrire, ce qui m'a beaucoup manqué !) car on peut avoir vite fait le tour. Encore une fois, tout dépend de ce que vous voulez raconter. Si c'est pour parler de tous vos ancêtres, alors, vous avez de quoi faire pour plusieurs vies, mais, si vous avez d'autres envies, c'est pas évident.
Je reviendrai sur les blogs de généalogie dans un autre article, mais je souhaitais vous en parler brièvement parce que, si "Sacrés Ancêtres!" ne se réinventent pas totalement, gardant son côté "va-t-il publier un article sérieux ou encore déconner sous LSD ?", je peux vous dire que le blog devrait un peu s'activer dans la période qui arrive.

La conclusion de cet article est simple : Eclatez-vous et pensez à sortir des normes. La généalogie est un loisir pour la plupart d'entre nous, amusez-vous à émettre des hypothèses, à revoir des documents en vous posant toutes les questions possibles.